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La mutualisation des achats

Après le secteur sanitaire, le médico-social s’engage à son tour dans la réorganisation de sa fonction achat afin de gagner en efficience. La tendance est à la mutualisation. Si les groupes privés ont déjà une grande expérience dans ce domaine, des initiatives publiques émergent également. Exemple avec le Groupement d’intérêt public Réseau des acheteurs hospitaliers d’Île-de-France.

À l’instar du secteur sanitaire, la mutualisation des achats gagne du terrain dans le secteur médico-social. Du fait de la taille moindre des établissements, celui-ci n’était jusque-là pas doté de structures internes d’achat et de nombreux marchés étaient conclus de gré à gré. Créé en 2007, le Groupement d’intérêt public Réseau des acheteurs hospitaliers d’Île-de-France (GIP Resah- IDF) rassemble, dans une stratégie d’achat de groupe, plus de 120 adhérents dont 65 établissements publics de santé et 60 établissements publics médico-sociaux, essentiellement des Ehpad. Le GIP Resah-IDF est l’opérateur achats hospitaliers de la région Île-de-France. Son objectif ? Permettre aux établissements de mettre en commun leurs processus achat-approvisionnement con-sommation afin de gagner en efficience.

Jusqu’à  50 % de gains

« Les achats représentent 20 à 25 % du budget d’un Ehpad, explique Alexandra Donny, directrice adjointe de Resah-IDF. La mutualisation permet aux établissements d’obtenir des prix intéressants sur de gros achats. Plus les budgets se resserrent, plus il est important de chercher à faire des économies sur certains postes de dépenses. Ainsi, sur les produits pour l’incontinence, les gains peuvent être de l’ordre de 30 %. Pour un établissement, l’alimentation est le deuxième poste de dépenses après les ressources humaines. Le coût fluctue en fonction du prix des denrées alimentaires. La mutualisation des achats a un très fort intérêt pour nos adhérents car les économies budgétaires réalisées peuvent être de 10 %. Le linge, la blanchisserie et  l’entretien représentent également un poste important de dépenses pour les établissements. Les assurances pour les formations professionnelles inter et intra-établissements sont aussi des postes d’achats sur lesquels les établissements peuvent réaliser des gains. Les intérêts pour les établissements sont  évidemment économiques mais pas seulement. Les responsables d’établissements évitent également les procédures longues, notamment lors des appels d’offres. »

Enfin, la mise en commun des expertises, en particulier lors des appels d’offres, permet aux établissements d’acheter en conformité avec leurs besoins réels. Et, avec une nouvelle répartition des rapports de force avec les fournisseurs, d’œuvrer à la création d’une offre spécifique pour les Ehpad.

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