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MAG N°47: Médicaments en Ehpad : cap sur la sécurité optimale ! Dossiers

Améliorer la qualité et la sécurité de la prise en charge médicamenteuse en EHPAD est une démarche pluridisciplinaire. Un enjeu qui engage l’ensemble des professionnels de l’établissement : directeur, médecin coordonnateur et équipe soignante. Voire même des partenaires extérieurs tels que les pharmaciens d’officine avec la préparation des doses à administrer (PDA) et les médecins traitants des résidents. A l’instar du sanitaire, les établissements médico-sociaux se doivent d’adopter et maîtriser cette culture de la sécurité.


Circuit du médicament : objectif sécurité

Pour garantir la qualité de la prise en charge médicamenteuse des résidents et surtout leur sécurité, un véritable travail en équipe doit être engagé. La réglementation fixe avec plus ou moins de précisions les rôles de chaque professionnel dans le circuit du médicament en Ehpad. Éviter les erreurs médicamenteuses est l’affaire de tous.

L’arrêté du 6 avril 2011 relatif au management de la qualité de la prise en charge médicamenteuse et aux médicaments dans les établissements est un texte clé définissant les conditions minimales pour éviter les erreurs médicamenteuses.

L’erreur médicamenteuse est définie comme l’omission ou la réalisation non intentionnelle d’un acte relatif à un médicament, pouvant être à l’origine d’un évènement indésirable pour le patient. Chaque étape du circuit du médicament peut être le moment d’une erreur médicamenteuse. Les erreurs médicamenteuses sont des évènements évitables ; elles constituent un écart par rapport à ce qui aurait dû être fait. Elles résultent le plus souvent d’une conjonction de causes multiples, techniques, humaines ou organisationnelles. Et le constat est sans appel : les Ehpad accumulent les facteurs de risques d’erreurs médicamenteuses.

Polymédication des résidents

Certains facteurs de risques sont liés directement aux résidents qui sont souvent polypathologiques et susceptibles de consommer beaucoup de médicaments. « Les résidents hébergés en Ehpad cumulent en moyenne sept affections diagnostiquées 9 (85 % des résidents présentent une affection neuropsychiatrique, les maladies cardiovasculaires touchent les trois quarts des personnes âgées vivant en établissement). Ainsi, les professionnels sont de plus en plus confrontés à la complexité et l’intrication des pathologies des résidents. Les résidents consomment en moyenne 8 médicaments différents par jour 10 », rappelle l’ANAP.

Les nombreux facteurs physio-pathologiques aggravant leur santé -fonction rénale altérée, trouble du comportement, troubles cognitifs, dénutrition, déshydratation…-rendent d’autant plus délicate la prescription et exposent encore plus les patients âgés aux effets indésirables des médicaments (EIM). On estime dans la population générale que ces EIM sont deux fois plus fréquents en moyenne après 65 ans, trois fois plus après 85 ans et que 10 à 20% ces EIM conduisent à une hospitalisation.

Des risques multiples

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